Maitresse nue du choc de transformation, ondulation primordiale en tout point de l’existence, germe brut du plaisir au cœur implacable, sauvage, souveraine, audacieuse, puissante, la Suprême Mahavidya Kali est l’énergie créative absolue de l’Univers, la Maya du Temps de tout temps, Reine de la Magie et Guerrière Farouche qui exprime la rage biosphérique de la Mère divine immanente en la Terre. Mahāvidyā, signifie en sanscrit ‘sagesse ultime’. C’est de Kali que les 9 autres pouvoirs d’apparence du temps émanent. Initiatrice ultime, l’aspect terrible de la Déesse se retrouve dans de nombreuses traditions antérieures au patriarcat. Ce féminin mystérieux et incontrôlable des profondeurs demeure excessivement réprimé aujourd’hui, partout dans le monde. Représentée par le visage terrible de la Gorgone, ou tirant la langue de l’impulsion de vie irréprimable, Kali la Douce Terrible. Mais que fait elle de si terrible, Kokamukhe, Celle a tête de loup ?

Aujourd’hui s’achève son cycle de Dakini, lorsque les amandiers fleurissent. Nous sommes le 11 février, jour de nouvelle lune, la Coupe d’Ambroisie et Régent du mental, située dans le poisson chèvre, le makara du jyotish, la constellation reliée à Kali dans le Zodiaque tantrique. Que s’est-il passé durant son cycle ? Durant un cycle de dakini, comme Kali, des thèmes et des mythèmes émergent, se synchronisent, se précisent et se définissent jusqu’à la complétion du cycle, le moment d’intégration des instructions du mois lunaire supervisé par un des canaux psycho-atmosphériques de la Grande Mère. Même si les thèmes forment une trame de fond, des tendances dans l’exopsyche que chaque individu peut ‘capter’, le détail et le sens que prennent les instructions de Dakinis changent selon les personnes. Kali fut pour moi la louve, portant la mort et la renaissance dans sa gueule, et dans son ventre la transmutation de l’espèce. Kali est un feeling, une émotion, une pensée, une force, une énergie supernaturelle qui nous traverse ; elle porte toutes les lois de la Nature en elle, vous la reconnaissez a son ton, son caractère, sa texture, sa signature. Elle est vaste, guerrière et sombre, et son amour est infinie. Elle est là, sans tabou. Elle est l’exigence vers l’accomplissement, asociale et clanique, entre loup et tigre blanc.

 

 

La mémoire du loup

Les mythologies européennes, depuis les côtes de la Méditerranée jusqu’au nord de la Scandinavie, n’ont eu de cesse de relier le loup à la fécondité, à la protection, à la destruction, à la punition, au soleil et aux divinités héroïques qui incarnaient ces valeurs comme Apollon ou Belen. L’aspect particulier de l’approche des peuples indo-Européens par rapport aux Amérindiens du Nord est que le loup symbolise à la fois la protection et la destruction. Il existe donc à l’origine une dualité dans le culte ou la vision de cet animal. Le loup occupe une place dans toutes les religions d’Europe même monothéistes, il est respecté, vénéré ou craint. Dans l’Antiquité, voir un loup avant le début d’une bataille était aussi présage de victoire, le loup étant l’animal symbolique du chasseur et du guerrier. Il était totémisé chez les Germains.

Dans la Rome antique, on retrouve cette ambivalence : Louve de Romulus et Rémus protectrice, louve attaquant l’élevage ou occasionnellement l’homme (ces attaques sont mentionnées sur des inscriptions de stèles, dans des traités d’agronomes ou des chroniques). Ainsi, des patriciens engagent des luparii (chasseurs de loups) pour tuer ceux qui s’approchent des grands domaines impériaux. En Grèce antique, les lois de Solon instituent des primes pour tous ceux qui abattent des loups dangereux, contribuant au folklore de la bête féroce ; cependant selon l’historien Michel Pastoureau, jusqu’au Moyen-âge le loup n’a pas encore en Europe de réputation d’animal cruel et sanguinaire, et ni les Grecs ni les Romains ne le craignent.

L’image du loup change vraisemblablement à l’occasion des grandes crises de la fin du moyen-âge, où les famines dépeuplent les forêts de leur gibier, obligeant les loups à se rapprocher des villages pour chercher de la nourriture, et attaquent ponctuellement des enfants ou des adultes affaiblis. Alors que dans le Roman de Renart le loup est encore un animal relativement sympathique, il est diabolisé à partir de la Renaissance, qui y voit l’incarnation du mal, du vice et de la cruauté.

Durant l’Ancien Régime, des histoires de loup-cervier ou de loup anthropophage (comme la Bête du Gévaudan) font naître des peurs collectives. Le loup devient alors le « méchant » archétypal des contes pour enfant, du Petit chaperon rouge aux fables de La Fontaine.

Pourtant, avant le développement de l’agriculture et de l’élevage, de nombreux peuples d’Europe se disaient descendants des loups et vouaient ainsi un culte au dieu-loup ancêtre. chez les Amérindiens, le loup est beaucoup mieux vu, comme « incarnation de l’esprit » ou « réincarnation ». Sigmund Freud associait, dans l’inconscient, le loup au désir, aux pulsions primales, particulièrement sexuelles.

 

loup sur enluminure du Bestaire d’Anerdeen

On remarquera les trois champignons poussant à côté d’un berger assoupi ou en trance ?

 

Pleine lune du loup

‘Restent-ils des loups pour faire peur aux brebis’, chantait Tryo, ‘je sens que chez les loups le festin va faire rage, … il reste quelques clans, qui vous surveillent de loin….’

La dernière pleine lune s’appelait la Lune du Loup, un nom provenant des nations amérindiennes. Appelée aussi lune de la faim, lune du gel, lune de la neige et lune grave dans la rudesse kaliesque hivernal. La perle de la pleine lune de janvier reste visible pendant 24 heures dans les régions situées au nord du cercle arctique. Dans l’hémisphère nord, à minuit, la lumière organique de l’astre brille très haut dans le ciel (tout comme le soleil de midi en été).

On dit que les loups, le canis lupus, hurlent plus souvent à cette époque de l’année. En cohésion, ils s’émeuvent dans un cantos à l’amour charnel, communique avec leurs congénères en faisant vibrer leur signature sur la toile de Spandarmat, ils expriment et changent leur vibration, peut être leur ADN, ils marquent soniquement leur territoire, ou rallient les clans composés de 6 à 12 membres pour la chasse, dans une logique de meute. Ils ont la truffe levée vers le corps céleste dans une invocation qui peut être entendu jusqu’à 10 kilomètres à la ronde. Les hurlements du loup solitaire ou du clan peuvent servir de localisation, de protection, et aux bandes en particulier en faisant croire à leurs ennemis qu’elles comptent un bien plus grand nombre de membres qu’elles n’en comptent en réalité.

Ceci est la preuve de l’harmonie unique qui règne dans la meute et qui à nos yeux, se reflète comme des “mini concerts”: la paire leader – les loups alpha – commencent avec un premier hurlement sur un ton bas pendant lequel les autres doivent restés prudents. S’ensuit le hurlement du loup beta qui se fait sur un ton plus haut. Puis celui des loups au niveau intermédiaire qui reproduisent des vocalisations hétérogènes, se rapprochant de l’aboiement, et servant à donner l’impression d’une très grande meute. Moins considérés, les pauvres loups omega se contentent d’opérer le hurlement le plus haut et le plus plaisant, que l’on retrouve également pour réinstaurer le calme au sein de la meute.

https://www.almonature.com/fr/blog/pourquoi-les-loups-hurlent-ils-un-langage-egalement-utilise-par-les-chiens/

Le loup est bel et bien de retour. J’ai appris récemment que je pourrai en rencontrer lors de mes excursions, comme cela est arrivé à ces personnes qui ont filmé des loups en Provence. Une personne m’a même montré les images d’un groupes de 4 individus dans les environs de Saint Maximin prises avec une caméra qui détecte les mouvements.

 

Le Loup arctique photographié par l’éternel émerveillé Vincent Munier :

 

Le concept de Cascade trophique ou l’impact positif de la réintroduction du loup dans le parc de Yellow Stone :

 

Le loup et la déesse

Depuis le Néolithique, dans les images comme dans la littérature, on associe continuellement les loups à la lune. Même Hécate, déesse grecque de la lune, se tenait en compagnie de chiens; il en allait de même de Diane, déesse romaine de la lune et de la chasse. Sur le continent nord américain, les tribus autochtones des Senecas croient que c’est le chant d’un loup qui est à l’origine de l’existence de la lune. En Inde, c’est Dattatreya, le créateur des Sciences magiques, des Tantras et des rites magiques, le magicien qui est en compagnie des chiens. Dattatreya le tantrika aimait les plaisirs des sens, les femmes et le vin, un Dyonisos participant à la Voie de l’extase.

Hécate apparaît dans la Théogonie d’Hésiode, puis dans l’Hymne homérique à Déméter, composé spécialement en vue du culte mystérieux d’Eleusis vers 610 av. J.-C. Elle y voit avec Hélios l’enlèvement de Perséphone par Hadès et aide Déméter à rechercher sa fille, la torche à la main. Elle l’emmène voir Hélios, qui dénonce le Cronide. Elle y apparaît donc comme une divinité à caractère lunaire.

Dans la Théogonie, prise en affection par Zeus, elle reçoit un pouvoir souverain sur la terre, la mer et le ciel, devient la déesse protectrice des orateurs populaires au sein des assemblées, donne la victoire au guerrier qu’elle choisit dans la bataille, s’assied auprès des rois au tribunal de justice, seconde la vaillance des athlètes, dirige les navigateurs sur les flots, protège les chasseurs, préside avec Hermès au bon état et à la multiplication des troupeaux et prend soin de la naissance et de la croissance des enfants. Elle y est donc différente de la première œuvre puisque son caractère lunaire est à peine indiqué et qu’elle emprunte surtout des traits à Athéna, Déméter et Artémis. L’art grec l’a d’ailleurs souvent représentée semblable à Artémis.

Progressivement, elle se retrouve associée à la face sombre de l’astre lunaire, et se voit prêter des capacités de divinations et de sorcellerie. On la retrouve alors liée à la lignée de magiciennes comme Médée et Circé. On la connaît aussi sous le nom de χθονία / khthonía, « la déesse des Enfers », protégée d’Hadès.

Hécate est l’une des divinités les plus complexes de la mythologie grecque, du fait de la multiplicité de ses attributs et de l’évolution de son culte au fil du temps. Les faveurs qu’elle accorde concernent en effet tous les domaines, alors que les autres divinités ont des champs plus spécifiques d’intervention, comme Kali. Ainsi elle confère également la santé, la victoire, et procure la sagesse. Elle est encore kourotrophos, “celle qui nourrit les jeunes hommes” : cette épithète traditionnelle qu’Hécate partage avec Artémis est déjà présente dans la Théogonie d’Hésiode (vers 452). Hécate porte aussi chance aux marins et aux chasseurs. Elle est encore la déesse populaire associée à Déméter, et aussi tout particulièrement la déesse des lieux de passage et des routes, la protectrice des portes et des entrées des maisons.

Dans le manuscrit copte, contenant le livre gnostique Pistis Sophia (chap. 140), les gnostiques chrétiens font d’Hécate l’un des cinq maîtres qui commandent aux 360 démons du Milieu (l’espace situé sous le cercle du Soleil). Mais tous les Anciens n’en restent pas à cette conception des plus sombres. Pour Proclus, Hécate est l’âme du monde, la médiatrice entre le monde humain et le monde divin. Et dans l’Hymne orphique du Recueil de Pergame, dont le début est donné ci-dessous, l’image d’Hécate est plus apaisée.

“J’invoque Hécate la désirable, la sentinelle des routes et des carrefours,
céleste, terrestre et marine, drapée dans son péplos de safran,
la sépulchrale, bacchante parmi les âmes des morts,
la fille de Persée, la solitaire, réjouie par les cerfs,
l’amie nocturne des chiens, la reine redoutable,
sans ceinture, précédée des cris des bêtes, invincible !…”
Hymne 1, Recueil de Pergame (trad. P.C.)

https://eduscol.education.fr/odysseum/hecate-deesse-aux-multiples-pouvoirs-protectrice-des-magiciens

 

Retrouvez l’article de Yolanda ‘Hécate, Reine des Seuils’ en cliquant ici.

 

Imbolc

C’est quelques jours avant Imbolc que je ressentais en moi les énergies du printemps, cette poussée de vie, cette expansion solaire. Imbolc ou Brigantia est le nom irlandais d’une fête celtico païenne, qui est célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier gaulois de Coligny dans la mythologie celtique. Elle vient après Yule qui a lieu le 21 décembre, 40 jours après le solstice d’hiver et avant Beltaine, le 1er mai, et marque le début des fêtes du printemps qui trouvent leur apogée dans le chaos et les inversions du Carnaval et qui se terminent par la hiérogamie du premier mai. Le nom breton de la fête est Goulou(deiz), Gouel Berc’hed. Le sens du nom irlandais serait « lustration ».

Il s’agit principalement d’une fête de fécondité agraire dédiée à la triple Brigitte, la Déesse Mère aux trois visages. À Rome, notre fête correspond aux Lupercales. Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité étant le protecteur des troupeaux, comme le chien de berger l’est envers le loup sauvage. Les fêtes donnaient lieu à une procession aux flambeaux vers le 15 février. (cf. “la Saint Valentin”). Cette fête pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité et à la fertilité. Un rapprochement peut aussi être fait avec la fête romaine des Lupercales, qui avait lieu à la fin de l’hiver. Elle a aussi le sens de « lactation » ou « lait des brebis ». La date d’Imbolc correspond d’ailleurs à la période de l’agnelage, et donc au moment où les brebis commencent à allaiter leurs petits. “im melk” qui signifie simplement “dans le lait”. ‘Enfant, tu es tombé dans le lait’, était ce que les hiérophantes disaient au nouvel initié, après qu’il ait rencontré la Lumière Organique, c’est-à-dire le corps substantiel de l’Eon Sophia, la lumière immanente de la Terre, le cœur de l’initiation des Mystères. Cette interprétation invite à penser que les célébrations des Mystères avaient lieu ou se préparaient à cette époque pour se baigner dans le lait lumineux de Diane aux multiples seins, lorsque les profondeurs de l’hiver subconscient émergent à Sa lumière. Retour à la lumière, clarification, accueil de l’énergie renaissante, rite propitiatoire, bénédiction, purification, ablution, divination, adoration du lait, nombreux sont les rites qui permettent de s’intégrer dans la toile du vivant. L’initiation de vie mort renaissance s’effectue en s’immergeant dans les cycles naturels, au gré de ses émanations.

 

Kali la Noire, Artémis d’Ephèse

 

Transmutation

Le Capricorne, ou Poisson chèvre, est la constellation relié à Kali Ma. Cet animal à tête de chèvre et corp de poisson est l’image de la mutation, de la transformation, de l’entre deux mondes, L’arche situé sur le dos du poisson chèvre est un symbole de la transmutation génétique des espèces. L’arche représente la sélection génétique que la Grande Mère effectue lors de ses périodes de bouleversements au sein de sa ménagerie. Je relisais ce mois ci quelques passages de Mère, Mira Alfassa, la compagne de Sri Aurobindo qui a fondé Auroville. Mère parlait déjà, il y a 70 ans, de la transmutation de l’espèce qui s’accélère de nos jours. C’est en fait une toute autre substance qui vient nourrir la manifestation, un amour pur en fibre optique qui s’installe dans la matière terrestre, en tout point à la fois. La transmutation qui a lieu à présent n’a pas d’équivalent dans l’histoire humaine sur cette planète. Cette substance divine, par son apparition, par sa montée, par son intégration dans le monde tel qu’on l’a connu, purifie chaque plan, chaque structure, chaque matière, et rien de ce qu’on aura connu ne va subsister.

Les gnostiques emploient le nom de Correction de l’Eon Sophia, Mère employait le nom de descente du divin, peu importe, les faits sont là. Le grand nettoyage de tout ce qui a été archontifié se produit sous nos yeux. Et les fausses autorités le savent et tentent de masquer la transmutation. Les syndrômes du virus sont là, et les personnes atteintes goutent en avant-première à la transmutation planétaire. Le système olfactif est touché ; c’est une perception très ancienne, reptilienne même, qui se trouve peut être transformé, régénérer ? Une correction pour que l’humanité puisse reconnaitre lorsque cela ne sent pas bon du tout, comme un loup ?? Les virus sont des exosomes qui aident à nettoyer le corps, à le purifier. Les soi-disant covidés purifient, ils s’alignent avec la Loi Naturelle. Les symptômes sont forts, les personnes épuisées tout comme on l’est en purifiant, surtout si ce n’est pas volontaire. Et pendant ce temps, les psychopathes archontifiés s’accrochent à leur ancien système en perdition en prenant des mesures de terreur, en manipulant les foules par la peur de quelque chose qui les dépassent, pour sur !!! Quelle prétention faut-il avoir pour vouloir tenter de s’opposer à la Nature ? Contraindre une énergie ne fait que la renforcer.

 

Vénus a entamé une danse organique avec le reste du corps céleste : en conjonction avec Saturne, la planète Archon et phare gaïen dans le crépuscule de l’aube du 6 février ; elle virevolte jusqu’aux bras de Jupiter Théleté le 11 février qu’elle atteint avant que le soleil ne se lève et illumine ses ébats,  auxquels participera Mercure dans le ciel du petit matin du 13 février. (photo à 14h Provence). A l’heure où je vous écrit, Vénus, Mercure, Jupiter, Saturne et le Soleil se trouvent toutes dans la constellation du Capricorne. Ouuuhouuuu !

 

Le retour du Loup

Les loups garous ont été persécutés comme les hommes et femmes médecine, les sorciers et sorcières du Moyen Age accusés de sort, d’enchantement et de sorcellerie. Le loup garou, mi homme mi loup est clairement un symbole de transformation, et une réminiscence marquant un désir de retour de l’humanité à la vie sauvage lorsque celle-ci s’est sédentarisée et a de ce fait perdu le lien profond que les chasseurs cueilleurs entretenaient avec la nature kaliesque sauvage, indomptée, complétement intégrés à la toile vitale. Les loups garous sont des traces mémorielles de la voie de l’Extase ; dans les anciens rites, les prêtres et prêtresses portaient parfois un masque pendant les cérémonies, ou pratiquaient un rituel de transe qui permettait de se transformer en animal. La transformation en animal est très connue dans le monde des sorciers. Castaneda s’est transformé un jour en coyote, son maître Don Juan était un corbeau, certaines tribus africaines vénèrent et craignent les hommes léopards. Se transformer en animal permet de sentir et d’agir comme lui. Cela fait tellement de bien de retrouver notre animalité, de percevoir le monde comme un loup, à partir de sa propre insertion en son cœur, et non en voulant s’en extirper narcissiquement, en contraignant la communication naturelle et non verbale des expressions du visage par un masque patibulaire. J’aurai l’occasion de vous reparler cette année de quelques moyens extatiques. Le Loup garou est de retour pour défaire un passé désenchanté et amener un futur positif de magie et de vérité dans la matière vivante. Aimer le loup, c’est s’aimer soi-même.

Kali la Nature, l’illusion du temps, est cet amour pur qui ne fonctionne pas sur la base du temps. C’est la réalisation constante et sans effort de son accomplissement, et tout est déjà là, son début et sa fin simultanément. Les fausses réalités, les fausses identités explosent, Kali la Louve détruit les peurs et le soi esclave pour faire place à la liberté intemporelle.

 

 

ST, Lune Noire en complétion du cycle de Kali Ma 2021

 

Sources :

Wikipedia

Racines et traditions