Rallumons le feu de Bel ! Que chacun prenne une chandelle et s’alimente au feu de Bel. « Gardien de cette Demeure, garde-la avec vigilance durant l’année à venir, jusqu’à ce que le Feu de Bel soit à nouveau éteint puis rallumé. Bénis cette maison, et sois bénis  par  elle,  permet  à  ses  résidants  et  aux  amis  qui  y  sont  accueillis  de  prospérer  sous ce toit. Ainsi soit fait !
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Pour l’amour de l’Esprit à jamais persistant, sois O Matrae une onde pour tes serviteurs, une onde puissante. Nous prions aujourd’hui, tendus vers toi, nous te prions par cette offrande. Sois bienveillante envers tes serviteurs.

Prière Gauloise

Beltaine (Bealtaine, Beltane ou Beilteine, Beltan , cornique, et gallois, Bealtaine en irlandais et Bealltainn en gaélique écossais) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. C’est aussi le nom du mois de mai en irlandais et le nom du 1er mai en gaélique écossais. ) C’est une fête de renouveau. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir. Puissions nous être protégés d’une épidémie nouvelle de narration anti-Terre et anti-vie !

Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement. Les rites anciens d’enfermement dans les chambres des dolmens se passaient peut-être durant la nuit de Beltaine. Confinement volontaire ! Mais le libre arbitre change tout !

Cette célébration d’un cycle de respiration terrestre occasionne le rite du Gardien de la Maison, placé à l’Est de la maison,  avec un ou deux bâtons d’encens prêts à être allumés au moment approprié (si votre Gardien ne peut être déplacés, on disposera son symbole à cet endroit, par exemple si c’est un arbre de votre jardin, apportez une de ses branches – de la même façon que les branches d’aubépine et prunellier : avec excuses et explications).

Rallumons le feu de Bel ! Que chacun prenne une chandelle et s’alimente au feu de Bel. « Gardien de cette Demeure, garde-la avec vigilance durant l’année à venir, jusqu’à ce que le Feu de Bel soit à nouveau éteint puis rallumé. Bénis cette maison, et sois bénis  par  elle,  permet  à  ses  résidants  et  aux  amis  qui  y  sont  accueillis  de  prospérer  sous ce toit. Ainsi soit fait !

Les maisons et les autels sont décorés de fleurs sauvages, fraîchement cueillies dans la campagne. Dans les milieux urbains où les feux de joie ne sont pas une option, les praticiens modernes y substitueront les torches ou des chandelles. Certains druides modernes portent des clochettes dans le but de tenir à distance les fées réputées plus farceuses à Beltane. Des prières pour la santé, la prospérité, la protection et l’amour peuvent être prononcées, et des offrandes de pain, de bières ou d’hydromel sont faites aux dieux et aux morts. Le temps de Beltane est celui de l’éclosion des fleurs, et où la végétation est en plein essor. C’est une période de fertilité et de croissance, le moment de célébrer l’amour, la lumière et la sexualité. C’est une période idéale pour se reconnecter au monde naturel. Beltane nous rappelle que nous sommes tout entiers dépendants de la générosité de la Terre, tout comme l’étaient nos ancêtres.

Le ‘feu de Bel (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine.

La Déesse est unique mais la multitude des formes qu’elle incarne montre l’importance que nos ancêtres attribuaient au principe féminin de l’univers. Derrière chaque manifestation de la nature, de la flamme à la chaleur, de la source à la forêt, de la vie à la mort se cache cette essence. Déesse mère, taureau, serpent, hache, rouelle, cygne appartenaient déjà à l’univers du néolithique. Char solaire, roue, cheval, chaudron, lance, épée, marteau, forgeron, chien s’y ajouteront à l’âge du bronze. La Déesse Mère est associée au culte de Kernunnos, penchant masculin de la Déesse. Le culte primitif de la déesse est celui de la fertilité. La figure de la femme y tenait une grande place et revêtait une dimension sacrée, consistant essentiellement en une vénération de la Terre, cette dernière représentant le principe féminin universel, la Déesse-Mère, la Grande Déesse ou plus récemment le Féminin Sacré.  Le culte de la Déesse Mère est donc lié à la Terre et à la Lune. L’époque patriarcale postérieure mettra l’accent sur le culte solaire.

Dans la mythologie celtique, Belisama est une divinité importante du panthéon gaulois, dont le nom signifie qui est un superlatif celtique signifie ‘la très Brillante’, ‘la très Rayonnante’, ‘la très Lumineuse’ et dont le sens est ‘feu de Bel’. Son nom remonte à la racine bel- ‘forte’ auquel s’ajoute le superlatif ‘ -is-amo’. Cependant, nous pourrions aussi avancer l’éventualité d’un terme romain à l’origine du nom de Belisama. Soit Belli au genitif, de Bello signifiant guerre ou guerroyer en latin, et Samnium signifiant nation en latin. La forme Minervae belisama peut alors être du latin et signifier Minerve de la nation guerrière – Minerve de la guerre, celle de la nation. Belissama reste vénérée pour Elle même.

Elle fut d’abord considérée comme Vierge et Mère de la création qui s’est développée en son sein. Elle est à l’origine de tout, la substance primordiale, la racine de la nature. Maîtresse de tout territoire, elle détient la souveraineté. Belisama est la déesse du savoir, de la connaissance, des arts, des stratégies. Elle conseille les militaires, inspire les artistes, enseigne l’utilisation des matériaux. La déesse Bélisama, représentant un idéal de beauté et de perfection, semblable à la flamme créatrice, elle engendre la chaleur qui entretient la vie. Dans le panthéon Celte, était la sœur de Belen, le grand dieu des Gaules et la personnification du Soleil. Belisama est associée à Minerve et Athéna. Si Athéna est la fille de Zeus, et que Minerve est la fille de Jupiter, alors Belisama pourrait être la fille de Taranis, dieu tonnerre ayant donné l’éclair de l’intelligence aux êtres. Ainsi, de la même manière, Beleinos pourrait aussi être dérivé du latin et signifier « celui de la guerre ». D’avantage que le très brillant ou le solaire inspiré du mot slave désignant le blanc.

Aucun mythe de Belenus ou de Belisama n’a survécu aux temps modernes. Leurs noms ont été trouvés seulement dans les textes classiques et les inscriptions en pierre, suggérant la présence de sanctuaires. Les noms des entités géographiques font également allusion à l’existence de leurs cultes. On trouve des traces de cette divinité guérisseuse et guerrière dans une zone géographique très étendue, jusqu’à Saint-Lizier dans les Pyrénées. Plusieurs toponymes sont susceptibles de dériver du nom de la déesse, ainsi Bellême dans l’Orne, Blismes dans la Nièvre, Balême, un lieu-dit d’Affieux en Corrèze.

Une inscription en latin ‘Minervae Belisamae sacrum’ fait de Belisama le surnom de Minerve. Minerve, fille du dieu du Ciel, personnifie l’éclair. Elle est en rapport direct avec le soleil et le feu. Jean Markale considère que Belisama est incontestablement la déesse Brigit, au triple visage, qui est poétesse (donc druide), guerrière, et maîtresse des techniques : elle recouvre les trois fonctions. Guerrière ou chasseresse, Elle est toujours représentée en armes et parfois en compagnie de Mars, ce qui témoigne qu’elle présente aussi un caractère guerrier. Mars, identifié avec le dieu grec Arès, l’a été aussi avec le dieu gaulois Toutatis.

Il est souvent difficile d’identifier les dieux gaulois, dont les noms et les fonctions se superposent volontiers. Cela est encore plus vrai pour les divinités féminines qui, toutes, semblent converger vers la figure universelle de la Grande Reine, celle qui confère la souveraineté, la Déesse-Mère pré-celtique. C’est le cas pour Belisama, si ce n’est que son culte connaît une large diffusion, alors que la plupart des autres déesses attestées restent souvent localisées. Certains traits se dégagent néanmoins. D’emblée on peut la définir comme une déesse solaire. Elle est de par son nom ‘lumineuse’. Mais, dans le couple qu’elle forme avec Belen, elle pourrait tout aussi bien incarner la lune celtique, à moins bien sûr que les rôles ne soient inversés : pour les Celtes et la Germains, la lune est un mot masculin, tandis que le soleil reste attaché au féminin.

Belisama est également invoquée pour la santé. Elle n’est pas médecin, mais dispense ses bienfaits grâce aux sources thermales, aux cycles naturels.

Belisama, ou Bellisamae avait un célèbre temple dans les Pyrénnées avec une source “guérisseuse”, évidemment puisqu’elle est la parèdre d’Apollon qui apprit la médecine à Asklépios ! Devra-t-on s’étonner qu’une eau si chargée en minéraux qu’elle en fut qualifié de Lourde(s), ait eut besoin des visions d’une gamine en mal de merveilleux pour renaître et apparaître à tous dans Sa grotte de Ma-ssa-bie-lle <–> Be-lli-sa-ma.

         Qui à conduit à choisir ce nom, sacré* lui aussi puisqu’il est l’anagramme de Bellisama ? Un Trouvadou aquitain qui invitait son homologue germain, mais néanmoins “Chanteur de la Mémoire”… “aux eaux” (bourbonne) ?

          Ce site devait être bien important puisque sur 23.000 dont le nom contient peu ou prou la racine de la Déesse gauloise, il soit le seul à beneficier de cet anagramme !

Christian Manbon

Elle est certainement aussi placée sous le signe de la fécondité. Enfin elle veille sur le feu sacré, le feu domestique et le feu de la forge. Assimilée à Minerve, elle forge les armes et, à ce titre, apparaît en divinité guerrière. Mais elle semble avoir été avant tout, en Gaule, la déesse de l’artisanat et des travaux féminins, comme le tissage. Elle a un rôle de Protectrice, sans doute dispensatrice de fertilité guérisseuse,

et Elle est la Patronne des petites gens, en particulier des femmes. C’est probablement en faisant référence à elle qu’au VIIème siècle saint Eloi demande qu’aucune femme ne pende à son cou de l’ambre et n’invoque ni Minerve ni aucune autre misérable soit pour filer, soit pour teindre, soit pour faire quelque autre ouvrage.  Et elle pourrait former avec Mercure et Vulcain, fréquemment représentés avec elle, une triade ouvrière. Déesse du feu et de la forge, Belisama est aussi chargée de l’artisanat du métal et du verre, et notamment l’art métallurgique (plus particulièrement la fabrication des armes), c’est la déesse des forgerons dans son aspect guerrier.

 

Le génie du lieu, c’est vous  ! Gloire à la Terre, Gloire à la lumière, Et merci à la Gardienne des Lieux.

 

ST, Bhudevi et Tara en poste pour Beltaine 2020, Provence

 

Détails

Date:
1 mai 2020
Catégorie d’Évènement:
Évènement Tags:
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Lieu

Au dedans comme au dehors
Le monde des relations

Organisateur

Bellissama
E-mail :
dansvotrecoeur.com

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